Le nouveau n°1 des médias français
Chaque année, depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron était la personnalité la plus citée dans les médias français. Mais en 2025, il a été écrasé par l’arrivée de la plus extravagante, la plus foutraque et donc la plus médiatique personnalité de la planète, Donald Trump himself. Le président américain a largement devancé le président français dans le baromètre établi par le site Tagaday, plateforme de veille des médias français : 947.000 contenus pour l’un, 671.000 pour l’autre. Et ce n’est pas le discours de vœux de notre président qui va faire grimper l’intérêt qui lui est porté.
Ce classement, bien sûr, ne surprend pas, tant l’homme le plus puissant de la planète s’est imposé dans une actualité mondiale incandescente, avec des conflits en cours ou des situations tendues sur tous les continents. Autant d’occasions pour lui d’essayer de gagner des bons points pour le titre qui l’obsède : le Nobel de la Paix. Mais sa personnalité et son mode de raisonnement totalement imprévisible ont aussi contribué à braquer en permanence les projecteurs sur lui. Et on n’est jamais déçu. Il se passe toujours quelque chose avec lui.
Et de toute évidence, Trump est un bon client pour les médias. Ses faits et gestes ont un fort taux de lecture et Ouest-France nous en apporte un bon indice avec l’article le plus consulté, en 2025, sur le site du quotidien rennais. Et, à vrai dire, on n’y aurait vraiment pas pensé. Son titre : « les frères Le Brun chassés de leur hôtel par Trump ». Plus de 800.000 consultations ! Un modèle de titre accrocheur, avec des personnalités très médiatiques d’un côté comme de l’autre et un terme « chassé » aux accents de safari dans la savane africaine. On était en réalité à Doha (Qatar) où l’arrivée imprévue de Trump et sa délégation a nécessité la réquisition de l’hôtel Sheraton où séjournaient les deux frangins du sport français pour les championnats du monde de tennis de table.
Ce qui, au passage, démontre que le ping-pong nourrit bien son champion. Car comme dirait Macron, l’hôtel Sheraton à Doha, ça doit coûter un pognon de dingues. Même quand on prend des lits jumeaux.
PS. Cet article a été publié avant l’intervention américaine au Vénézuela. Faut-il préciser que l’attaque contre un pays souverain et le changement de régime par une intervention militaire ne constituent pas la meilleure voie pour décrocher le Prix Nobel de la Paix ?