500 oeuvres d’art à vendre

Il y a le sel, le soleil et la mer. Ce sont ces éléments qui, depuis deux siècles, ont façonné les fameux brise-lames de Saint-Malo, au milieu desquels le jeune Chateaubriand aimait tant jouer. 500 d’entre eux vont bientôt être cédés dans l’une des ventes aux enchères les plus insolites de l’année 2026. Ils faisaient partie des 3.000 brise-lames, de 5 à 7 mètres de haut, installés il y a deux cents ans pour freiner l’assaut des vagues venant se briser sur la jetée. Mais leur état nécessitait un remplacement et ces 500 troncs de chênes ont été déplantés puis stockés.

Dans un premier temps, la municipalité avait envisagé de les installer dans différents lieux de la région malouine mais l’intérêt manifesté par des particuliers pour ces œuvres d’art sculptées par les éléments ont ouvert la voie à une mise en vente aux enchères, avec mise à prix à partir de 1.000 euros pour chacun des ces bois attaqués par la mer pendant deux siècles. L’intérêt est d’autant plus redoublé que la fondation Cartier, nous apprend Le Télégramme, expose depuis peu à Paris des brise-lames sortis du sable en 1994, à l’initiative de l’artiste Raymond Hains, natif de Saint-Brieuc. Il avait lancé un projet artistique intégrant ces pièces sculptées par les éléments et les élevant ainsi au rang d’oeuvres d’art moderne.

On imagine donc que la vente aux enchères (dont la date n’est pas encore fixée) devrait attirer les convoitises de nombreux particuliers, mais aussi de musées d’art moderne pour compléter leurs œuvres dont certaines parfois nous désolent. Et nous brisent l’âme.

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