Le milliardaire breton fan de ciné
François-Henri Pinault est un homme discret. Dans ce drôle de pays qui veut des chefs d’entreprise mais pas de patrons et des investisseurs mais pas de milliardaires, il a toutes les raisons de ne pas rechercher la lumière. Car elles sont loin les années 60-70 où Pinault n’était que le nom d’un modeste négociant de bois, en Bretagne. Depuis, le père François a fait beaucoup de chemin et le fils, François-Henri, est aujourd’hui à la tête du groupe Kering (comme ker en breton), un des fleurons du luxe français contrôlant des dizaines de marques, au premier rang desquelles Gucci ou Yves-Saint-Laurent.
Également propriétaire du Stade Rennais, François-Henri Pinault pilotait le florissant groupe Kering jusqu’à ce que la tendance s’inverse et que le fleuron Gucci soit fragilisé par une baisse sensible de ses ventes. Le Breton, considérant qu’il était peut-être lui-même une partie du problème, a sagement décidé de prendre du recul. Et a réussi un coup de maître en recrutant Luca di Meo, ex-dirigeant de Renault et italien comme Gucci, pour lui confier le titre de directeur général du groupe qu’il occupait lui-même précédemment.
Bingo ! Depuis sa prise de fonction à la mi- 2025, les actions du groupe ont repris 25 % après avoir, il est vrai, sérieusement dévissé dans les deux années précédentes. Rassuré par l’apport de Luca di Meo, François-Henri Pinault peut se consacrer à d’autres horizons, notamment à Creative Artists Agency, agence de stars hollywoodienne qu’il a acquise il y a deux ans, via la holding familiale Artemis et qui compte des pointures comme Brad Pitt, Tom Hanks, Scarlett Johansson, Beyonce… Ce qui doit lui faire beaucoup de sujets de discussion avec son épouse, l’ex-star hollywoodienne Salma Hayek. Il y a des jours où, à la maison, il doit avoir l’impression d’être au boulot. Mais on ne va quand même pas le plaindre…