Un thé breton avec un kouky ?

Le savez-vous ? La Bretagne a produit près d’un quintal de thé l’année dernière. Certes on est encore loin des deux millions de tonnes récoltées chaque année par la Chine, mais c’est un début.  Avec, cette année, une première opération de promotion de l’association « Armor de thé » au salon de l’Agriculture. Ils sont une trentaine de pionniers, répartis dans toute la Bretagne, mais aucun n’en a encore fait son activité principale, d’autant moins qu’il faut compter entre cinq et sept ans avant qu’une théier donne ses premières et abondantes feuilles.

Mais tous croient en l’essor de cette production en Bretagne car le thé a besoin de sols acides et d’humidité, voire même d’une influence océanique, pour prospérer. Le sol armoricain, le climat local et la mer si proche offrent des caractéristiques prometteuses et, au fil des ans, on saura si les célèbres thés Darjeeling ou Matcha auront des petits cousins bretons qu’on baptisera Armorika, Dolmen ou Brocéliande. Et il viendra peut-être le jour où dans les bistrots bretons, sur les coups de 16h, la patronne lancera au comptoir :

– Alors, Fanch, un thé breton vous aurez ?

– Oui, Marie, du Menez-Du si vous avez.  Et mettez moi aussi un kouky, galette ou palet, c’est pareil.

Et pour faire encore plus anglais, on pourra déguster son thé avec un Queen aman ou après un King-ha-farz. Et le petit doigt levé, marplij !

 

Illustration générée par IA

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