Pas en breton dans le texte
L’historique village de Locronan, avec ses vieilles pierres (photo) a servi de décor à bien des films, dont le célèbre « Chouans ! » avec Sophie Marceau et Philippe Noiret. Et c’est vrai qu’au cours du mandat qui s’achève on eut parfois l’impression de revenir au temps des chouans tant il y eut de guérilla et de traquenards. Le mandat se termine du reste par une dernière embrouille que la future municipalité va devoir gérer : la traduction en breton des panneaux d’un parcours patrimonial qui vient d’être installé par la mairie est bourrée de fautes. Comme si la traduction avait été confiée à une intelligence artificielle dopée au chouchen Made in China. Ça fait du reuz dans l’ bourg et la région a prévenu qu’elle ne donnera pas un sou pour un tel baragouin !
Il est vrai que les traductions en breton donnent parfois de curieux résultats. A Crozon, il y a une rue La Chalotais, du nom de ce magistrat breton très engagé dans la fronde parlementaire contre des nouveaux impôts, sous Louis XV. Le préposé à la plaque a considéré qu’il fallait aussi bretonniser le nom propre. En français c’est la rue La Chalotais et, écrit dessous en breton, « ar chalotez ». Phonétiquement ça passe, sauf que « chalotez » veut dire « échalote ». Un riverain a écrit à la mairie pour s’étonner que ce Breton rebelle soit réduit à l’état de légume. Il n’a reçu aucune réponse. Façon comme une autre de lui dire de s’occuper de ses oignons.