La fable de la montre et du porte-avions
C’est sûr, il a dû se faire engueuler, ce militaire qui faisait son footing avec une montre connectée, sur notre porte-avions, car cet accessoire permet une géolocalisation précise. Mais de là à faire croire qu’à cause de cette montre, les puissances ennemies ont su où se trouve le porte-avions, c’est à se taper sur les cuisses.
Les satellites militaires à très haute résolution qui tournent autour de nos têtes sont maintenant pratiquement capables de lire le titre d’un journal que lit un employé de l’arsenal de Brest. Des détails de moins d’un mètre sont dans leur capacité. Et le journal Le Monde, repris par l’ensemble de la presse et des télés, veut nous faire croire qu’un joggeur naval sur le pont du porte-avions (photo) a trahi son pays par inconscience ? Tous les services de renseignements des grandes puissances savent en permanence où navigue le Charles-de-Gaulle. Avec l’escadre qui l’entoure (deux frégates, un escorteur, un navire ravitailleur, un sous-marin…), il déplace un groupe aéronaval sur plusieurs kilomètres. Vu du ciel, c’est une petite ville entière. Et même s’il n’y avait pas de satellites, tous les navires marchands russes ou chinois relaient en permanence tout ce qu’ils voient sur mer ou sur les côtes. Et c’est une montre qui viendrait trahir la présence d’un porte-avions en mer ou d’un sous-marin à quai à l’Ile Longue ? Quelle poilade ! En revanche, si sur le front, un soldat russe ou ukrainien a l’imprudence de téléphoner à sa famille ou de jouer avec sa montre connectée, là, c’est sûr, il prend un très gros risque. Que le ciel lui tombe sur la tête.