Un froid polaire pour convaincre Trump ?
Trump contre la planète Terre ! Certains jours, on se demande si l’éruptif président américain n’est pas parti en guerre ouverte contre le globe tout entier. Qu’il soit climatosceptique, c’est une chose. Acceptable à la rigueur. Mais qu’il se lance aussi rageusement contre toutes les défenses érigées pour freiner le dérèglement climatique, ça dépasse l’entendement.
La façon furieuse dont il a virtuellement déchiré l’accord de Paris sur le climat, c’était consternant. On croyait avoir vu le pire. Mais, depuis, il a multiplié les appels à exploiter encore plus résolument la production des énergies fossiles, il a enjoint à son entourage de mener bataille contre les éoliennes et les énergies vertes, il a sabré des budgets consacrés à l’environnement et son âme damnée, Elon Musk, a viré des milliers de fonctionnaires affectés à la lutte contre la pollution quand il est passé, comme une fusée, au poste d’Exterminator d’emplois publics.
Dans ses relations avec les autres pays, Trump est implacable. Dans sa relation avec la planète, il est diabolique. Rien ne l’arrête, rien ne l’affecte. On dirait qu’il veut avoir la peau de la Terre comme s’il avait un compte à régler avec elle. Et ni l’Onu, ni l’Otan, ni les Nobel et tous les autres ne pourront lui faire entendre raison. Face à lui, il ne reste plus qu’un seul interlocuteur à la hauteur de son diabolisme. La nature. L’environnement. Le ciel.
Seules les preuves flagrantes du dérèglement climatique pourraient allumer quelques clignotants dans son cerveau manifestement déréglé. Et justement : la nature vient de lui envoyer une preuve flagrante. Un froid polaire s’abat sur les Etats-Unis et provoque une paralysie comme on n’en a pas connue depuis un demi-siècle. Des milliers et des milliers de vols sont déjà annulés. Et on craint le pire dans certaines contrées.
Il n’est certes pas d’usage de vouloir le malheur des autres. Mais devant l’intransigeance affligeante de l’homme le plus puissant de la planète, on se dit qu’il n ‘y a que la répétition d’événements climatiques comme celui-ci qui peuvent commencer à l’inquiéter. Car cette paralysie d’une partie du pays, ce sont des dizaines et des dizaines de milliards de dollars qui vont être perdus pour l’économie américaine. Et cet indicateur là, il compte pour lui. Si ses compatriotes réussissent enfin à le convaincre que ces catastrophes climatiques sont une calamité économique pour le pays, peut-être toucheront-t-ils enfin la corde sensible pour que Trump ne soit plus un diabolique accélérateur du dérèglement climatique.