Hongrie. Poutine, Trump et Xi Jinping comme parrains !

Ce dimanche les Hongrois vont voter. Mais c’est toute l’Europe qui aura les yeux fixés sur le résultat du scrutin en Hongrie tant ce pays représente une invraisemblable toxine au sein de l’Union européenne. Son dirigeant actuel, Viktor Orban, ne fait même pas mystère de ses liens avec Poutine. Il ne se contente pas de bloquer les aides européennes en faveur de l’Ukraine en raison de la règle de l’unanimité requise mais des enquêtes récentes ont aussi prouvé que par le biais des députés européens hongrois, le président russe est rapidement informé de certaines décisions prises à Bruxelles.

L’union européenne bloque des milliards d’aides destinées à ce pays, mais cela ne démonte pas pour autant Viktor Orban, ce serpent que l’Europe nourrit en son sein. Il sait la position stratégique que lui offre ce positionnement. Et on imagine comment les spécialistes russes de la désinformation doivent inonder le pays du fiel de leurs fake news contre Peter Magyar, l’opposant libéral de Orban, auxquels les sondages actuels donnent pourtant des chances de l’emporter. Mais dimanche, est-ce bien ce verdict qui sortira d’urnes dont la transparence n’est pas véritablement assurée ?

Et il n’y a pas que Poutine. Trump lui aussi s’y met. Dans sa croisade obsessionnelle contre l’Europe, il a apporté ouvertement le soutien de son administration à l’autocrate hongrois, voyant en lui celui qui peut désintégrer l’unité fragile de l’Europe des 27. Le poison ne se diffuse pas seulement au sein de l’enclave hongroise, il entre aussi par les frontières bien perméables de cette Hongrie-là.

 Xi Jinping, le président chinois, l’a lui aussi compris depuis un petit moment déjà. Le président chinois sait que ce pays est le maillon faible de l’Europe et il y a concentré de nombreux investissements. C’est une plate-forme d’atterrissage pour des productions qui n’ont ensuite aucune frontière pour bloquer leur diffusion dans cette Europe si facile à coloniser.

Ainsi, dimanche, Orban aura trois parrains prestigieux pour assurer sa réélection et ce serait miracle si  Peter Magyar réussissait à s’imposer face à cette troïka d’adversaires déclarés : la Russie, les Etats-Unis et la Chine. Le tiercé dans l’ordre du perfide Orban.

On aimerait croire que la Hongrie est le seul pays au monde à recevoir ainsi le soutien des trois puissances les plus mal intentionnées de la planète. Mais l’attitude de Trump, ses virements de bords et ses offensives contre ses propres partenaires, laissent supposer que dans d’autres contrées, cette troïka belliqueuse trouvera d’autres territoires pour semer le désordre.

 

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