Vents porteurs pour Edouard Philippe
Edouard Philippe, candidat déclaré à la présidentielle de 2027, sera mercredi et jeudi dans le Finistère où il a récemment reçu le soutien de Maël de Calan, le président du conseil départemental. Il rencontrera également Victor Bonnot, le nouveau maire de Saint-Brieuc qui a apporté une belle victoire dans l’escarcelle du mouvement Horizons, celui du maire du Havre qui arrive en Bretagne porté par des vents très favorables.
Il aura fallu pour cela deux sondages consécutifs. Le premier a indiqué qu’il était le seul en mesure de battre Marine Le Pen ou Jordan Bardella dans un second tour de 2027. Et le second, ce dimanche, montre qu’il se détache maintenant nettement parmi tous les candidats potentiels de la droite et du centre avec une cote d’itentions de 26 % contre 19 % à Gabriel Attal, autre postulant du bloc central.
Il ne s’agit certes que de sondages mais ils vont avoir un rôle majeur pour cette présidentielle. La raison ? A gauche comme à droite, on est très mal parti pour l’organisation de primaires désignant les candidats. Des deux côtés, on considère que cet exercice est contre-productif car il s’apparente à un lavage de linge salle en public, qui laisse des traces au lieu de laver plus blanc. Et faute de primaires, qui pourrait avoir le rôle d’arbitre ? Les sondages. C’est eux qui vont donner la tendance et contrairement aux propos de certains éditorialistes soutenant qu’il ne faut pas partir trop vite, c’est bien maintenant qu’il faut frapper fort pour imprimer les enquêtes d’opinion, imposer sa présence et attirer tous les indécis par effet boule de neige. En politique, la foule attire la foule.
Ces sondages indiquent que pour 2027, l’affaire n’est pas pliée loin de là. Au lendemain des municipales, certains médias titraient sur un second tour Bardella-Mélenchon après s’être laissé embarquer dans le narratif LFI et de sa « victoire » autoproclamée au scrutin. Le score qu’affiche aujourd’hui le maire du Havre laisse peu de chances à Mélenchon de passer le premier tour. Et lui donne de réelles chances au second tour. Deux raisons pour lesquelles Edouard Philippe doit capitaliser au plus vite pour que les sondages l’imposent comme le seul susceptible d’éviter l’arrivée du RN au pouvoir, l’an prochain.