Sommes-nous une nation de bouineurs ?

 

 

Le Larousse vient de nous dévoiler ses nouveaux mots. Beaucoup font référence aux nouvelles technologies ou comportements comme instavidéaste (celui qui passe son temps à faire des vidéos et les publie  aussitôt) mais on s’étonne de trouver parmi les nouveautés un terme pourtant déjà très usité en Bretagne : bouiner. On pensait que ce mot-là, synonyme de glandouiller, était plutôt un classique de la langue française et on découvre qu’il ne doit pas avoir cours dans le sud du pays au point de faire son entrée dans la grande famille des mots du dico.

Et c’est une bonne chose de le voir figurer  maintenant au Larousse puisqu’aux yeux des étrangers, nous sommes une nation de bouineurs, autrement dit de gens qui passent leur temps à de vagues occupations et travaillent donc moins que les autres. Non point individuellement puisque notre pays compte de gros bosseurs, entrés très tôt dans la vie active et dans des métiers parfois pénibles. Mais c’est collectivement que ça coince. Nous travaillons globalement moins que les autres, nous partons plus tôt en retraite et, paradoxalement, notre niveau de pension figure parmi les plus élevés d’Europe. Les 35 heures furent ainsi une grande invitation à bouiner et la retraite à 60 ans que Mélenchon continue de promettre nous a complètement fait décrocher de nos voisins européens qui restent au travail plus longtemps que nous. Inutile de chercher ailleurs la cause profonde de nos déficits vertigineux, de la déconfiture de nos comptes publics et des intérêts extravagants que nous devons verser chaque année à nos créanciers. Peut-être qu’avec l’entrée de bouiner dans le Larousse notre pays prendra un peu plus conscience de l’implacable réalité.

Au passage, on notera aussi l’arrivée d’un mot à consonnance hispanique : charo. Il désigne un homme aux multiples aventures amoureuses, ce qui est aujourd’hui plus fréquent qu’hier, par le truchement des réseaux      sociaux . Mais le terme peut avoir aussi un usage politique à plus haut niveau. Ainsi, Xi Jinping, ces temps-ci, donne l’impression d’être un « charo ». De chercher des relations intimes avec de nombreux dirigeants de la planète pour profiter de l’ attitude effarante de Trump qui porte préjudice à tout le monde occidental. Surtout quand en pleine guerre d’Iran, il se fait bouineur et monte dans son Boeing présidentiel pour s’en aller jouer au golf.

Sans virus.www.avast.com

 

 

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