La gifle. Une embrouille en dernière ligne droite

Emmanuel Macron allait-il réussir à faire deux mandats sans la moindre affaire de coeur ? Il ne lui restait plus qu’un an pour établir un record de fidélité depuis Georges Pompidou mais dans la dernière ligne droite, bim… La sortie de route ! Une gifle de son épouse a rompu le charme. Et pas dans une sombre arrière cuisine. Non à l’ouverture de la porte d’un avion sur un tarmac polonais. La vidéo a fait le tour du monde. Et voilà que selon un journaliste de Paris-Match,  cette claque était justifiée par un message découvert par son épouse Brigitte, émanant d’une artiste iranienne. Macron était parti pour établir un record et le voilà à son tour ramené, comme ses cinq prédécesseurs, dans un vaudeville qui fait les choux gras de la presse, et pas seulement celle à sensation.

Mais remontons à l’aube de la Ve République. Avec le général de Gaulle, aucune affaire de coeur, bien sûr. Sauf quand il faisait des réussites. Pas plus avec Pompidou   à l’attitude irréprochable mais dont l’épouse fut victime d’affreuses médisances qui rendirent furieux son présidentiel époux. Arrive Giscard d’Estaing, son accordéon et cet accident à 5 heures du matin, à l’heure du laitier, seul dans une voiture en rentrant à l’Elysée. Un retour de rendez-vous galant ? La rumeur lui attribua bien des relations, notamment avec Marlène Jobert. Et des années plus tard, Giscard ajouta un épisode inattendu en prétendant avoir eu aussi une aventure avec Lady Di. Sacré Giscard !

Puis vint Mitterrand, grand séducteur, qui lui se distingua avec  une double vie qu’il assuma totalement à la fin de sa vie, la main sur l’épaule de sa fille Mazarine. Et voilà le grand, comme l’appelaient ses proches. Jacques Chirac, grand  coureur qui traina une réputation de sprinter « Trois minutes, douche comprise ». Avec une absence remarquée lors d’un événement de portée mondiale : l’accident mortel de Lady Di à Paris. Impossible de le joindre pendant la nuit. Les mauvaises langues ont laissé entendre qu’il était chez Claudia Cardinale. Il a toujours eu bon goût, le grand Jacques.

Avec Nicolas Sarkozy, son successeur, le quinquennat démarre par une embrouille matrimoniale d’anthologie avec son épouse Cécilia. Elle entre à ses côtés à l’Elysée mais fait une escapade immortalisée par un paparazzi qui semble avoir définitivement sonné la rupture. Mais à huit jours d’épouser Carla Bruni, il envoie son célébre texto à Cécilia : « Si tu reviens, j’annule tout ». Invention journalistique du Nouvel Obs ? Il n’a jamais réussi à le prouver.

Avec Sarkozy on pensait avoir tout vu mais voilà qu’entre en scène François Hollande, président normal mais doté d’un pouvoir de séduction qu’on n’imaginait pas. Avec son épouse Ségolène, le vaudeville dura des années avant qu’il ne cache ses amours avec Valérie Trierweiler, dans l’appartement parisien d’un fameux paparazzi brestois, Pascal Rostain. C’est elle qui entra à ses côtés à l’Elysée mais la frivolité du président nous vaudra un épisode vaudevillesque mémorable avec ses sorties nocturnes en scooter et casque intégral. L’image fit le tour de la planète.

Avec Emmanuel Macron, rien pendant près de dix ans. Pas la moindre petite incartade. Le couple asymétrique qu’il compose avec son épouse Brigitte semblait parti pour établir un beau record de fidélité présidentielle. Et puis il y eut la gifle. Et maintenant le nom d’une artiste iranienne. Elle seule serait susceptible de venir au secours de Brigitte et Emmanuel Macron en donnant sa version des faits. Dans le prochain Paris-Match ?

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