Xi fait du Trump et lui met un bourre-pif !
Xi Jinping a mis le paquet. Pour la visite de Donald Trump, le président chinois a délicatement posé les petits plats dans les grands, lui a fait visiter les jardins secrets les plus fermés, l’a couvert de louanges et on s’est même demandé s’il n’allait pas aussi lui faire la danse du ventre. Du grand art de la flatterie, cette brosse à reluire qui fait se pâmer le président américain. On eut même un sommet de la vanité trumpienne quand, visitant un jardin luxuriant, Xi Jinping se mit à poétiser sur la beauté de deux arbres, soudain interrompu par Trump lui demandant « Vous recevez beaucoup d’autres dirigeants ici ? ». « Non, non », cajola Xi. « Ah, c’est bien », roucoula Trump.
Mais il ne faudrait tout de même pas prendre le tigre chinois pour un chaton de deux semaines. Au moment où l’atmosphère tutoyait la zénitude, où les sourires imageaient la béatitude, Xi ramena tout le monde à la réalité en quelques mots balancés comme une gifle dans un avion : « Si la question de Taïwan était maltraitée, la Chine et les Etats-unis entreraient en conflit ». Damned ! Comme disait le Tonton flingué, « Non mais t’as déjà vu ça, en pleine paix ? Il chante et paf, il t’envoie un bourre-pif ! ».
Ben tiens, il allait se gêner, le Xi ! Il a bien vu comment agit Trump en lançant subitement ses droits de douane à 200 %, l’annexion de Panama, du Groenland ou même du Canada. Il promet toujours le pire pour avoir ensuite ce qu’il veut. Alors Xi a fait du Trump en lui envoyant un bourre-pif : en pleine paix, il lui promet la guerre.
Bien joué Mister Xi car quelques heures plus tard, Trump répondait indirectement en courbant l’échine : « Je n’ai pas envie que quelqu’un déclare l’indépendance et vous savez, nous serons ensuite censés faire 15.000 kms pour venir faire la guerre ». Les Taïwanais l’ont très mal pris, Xi Jinping a souri. De son sourire glaçant.
Ça marche la méthode Trump. D’ailleurs, les parents, eux aussi, savent l’utiliser pour tenir leur progéniture. « Si tu n’es pas sage, on ne va pas en vacances sur l’île aux Moines. On ira chez Mamie à Hazebrouck ». C’est l’équivalent de la taxe à 200 % de Trump et ça marche souvent. Mais attention tout de même à ne pas aller trop loin « Si tu ne travailles pas bien à l’école, je tue le chien ». Non, là c’est beaucoup trop. Ce n’est plus du Trump, c’est du khmer rouge. Et ça peut créer des traumatismes chez de jeunes esprits.