Dallas, ton atmosphère impitoyable
Non mais c’est quoi ce match ? C’est quoi ces Bleus qu’on a connus si fringants et qu’on retrouve à Dallas en panne d’imagination, de souffle, de combativité, de créativité…. En panne d’un peu tout et de façon si nette et si inexplicable qu’on en arrive à penser que tout cela ne fut qu’une question d’atmosphère. De journée ou tout part de travers. Ou rien ne va tourner rond.
A l’image de ce penalty foireux. Même pas une action dangereuse. Un ballon qui rebondit un peu trop, un Digne qui ne voit pas bien Yamal déboulant derrière lui, qui le touche involontairement alors que la balle rebondit sur le bras de l’autre… Une action de jeu foutraque et un pénalty venu de nulle part dans une première mi-temps qui part en vrille. Car voilà aussi Rabiot, le plus saignant en début de match, prenant un carton jaune sévère et qu’il faudra exfiltrer à la mi-temps de crainte qu’il n’en prenne un deuxième et laisse ses camarades à dix. Puis c’est Saliba qui s’effondre sur le terrain. Blessé sans même un choc. La scoumoune et une sorte de fatalité qui semble fondre sur un groupe désarticulé dans un match qui a de plus en plus une gueule d’atmosphère.
Car en face, pardon, mais ils savent jouer au foot, les fiers Ibères. On savait que l’équipe qui marquerait la première allait faire courir l’autre. Et quand on leur donne un but d’avance, même sur un scénario grotesque, ils savent faire tourner en bourrique leurs adversaires, les Espagnols. Leur mettre de la béchamel dans le cerveau et les essorer goutte à goutte, tout en économisant leurs forces en vue de la finale. Du grand art, à l’image de Cucurella, ce sale gosse du foot qui sait si bien rendre chèvres ceux qui viennent jouer dans son pré carré.
Alors, rien à dire, ce 2-0 est logique mais ne doit pas nous faire oublier tous les bons moments que les Bleus nous ont encore fait vivre pendant ce Mondial, avec une troisième demi-finale consécutive sur les trois dernières éditions. Personne n’a fait mieux. Et les Bleus ont encore le match de la troisième place pour montrer qu’ils valent mieux que cette cagasse à Dallas.
Alors sachons apprécier. Et prendre du recul. C’est l’été, il fait beau, il fait chaud. Y vamos a la playa !