1975-2025. Je suis entré au Télégramme avec Gutenberg, j’en suis sorti avec Zuckerberg. J’ai eu le privilège de vivre les derniers feux de l’imprimerie de labeur. Les ateliers, le cliquetis incessant des linotypes, le plomb en fusion, les gueulantes pour se faire entendre dans ce vacarme. Ambiance extraordinaire. Puis la bascule. Le silence. La photocomposition puis le numérique. L’incroyable révolution.

 

Je voulais devenir journaliste sportif, le patron avait d’autres projets pour moi. Formation au siège à Morlaix puis Carhaix, puis chef de rédaction à Saint-Brieuc, à Brest et enfin directeur départemental à Quimper, dans ce département où on lit plus de Télégramme que de Libération dans toute la France. Record de France de diffusion de presse régionale pour le Finistère.

 

Mes sujets de prédilection, la politique et l’économie. Et un genre : le billet. Avec un épisode extravagant : ce jour où un billet que j’ai écrit à 22h a obligé Nicolas Sarkozy à assister, le lendemain, à la finale de Coupe de France Rennes-Guingamp qu’il avait décidé de boycotter, la veille au soir, en raison de ses démêlés avec les Bretons. La direction m’a proposé de continuer à écrire un billet hebdomadaire après mon départ en retraite. Je l’ai fait pendant dix ans avant de mettre un point final. Et de créer ce blog, garanti sans cookies. Mais peut-être pas sans coquilles.

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