Nous aussi, on a besoin d’une pause fraîcheur

La pause-fraîcheur est la grande innovation sur les terrains du Mondial. Au mitan de chaque mi-temps, tout le monde s’arrête pour aller se rincer la glotte, au prétexte des températures ambiantes. Mais c’est aussi pour les besoins de cause publicitaire, comme disait Brassens, que le jeu est ainsi brutalement interrompu pour la plus grande irritation des puristes du foot contre ces parenthèses qui cassent le jeu. Et, en prime, il ne reprend que quand les télés américaines donnent le feu vert de la fin de leur séquence pub.

En voyant ainsi les joueurs reprendre leur souffle, comment ne pas se dire que, nous aussi, on a bien besoin d’une pause fraîcheur ? Depuis le début de l’année, le Moyen-Orient a ajouté de la guerre à la guerre, du stress au stress, provoqué des coups de pompe du côté du gasoil et du sang-plomb et mis nos nerfs à rude épreuve au fil des revirements trumpiens et des annonces de serrage de ceinture pour éviter une nouvelle dérive de nos comptes publics.

Alors oui, elle est bienvenue cette pause fraicheur, comme sont bien tombés les deux pions de Mbappé dans un match qui semblait pourtant partir en vrille. Et à qui on la doit, cette pause ? A Trump himself.  0n pensait qu’il allait nous le gâcher, ce Mondial, et voilà que c’est lui qui nous apporte les bouteilles d’eau et les serviettes de la pause en décrochant un traité de paix, certes tiré par les cheveux, mais juste au moment de ses 80 balais, de la célébration des 250 ans de l’indépendance des Etats Unis, et donc, cerise sur le ballon, juste à l’ouverture du Mondial de foot. Il est trop fort, l’oncle Donald.

Et maintenant que cette Coupe du monde est partie sous de meilleurs auspices et que les Bleus ont trouvé la clef de contact, il ne reste plus qu’à souhaiter que Trump s’offre, à son tour, une pause fraîcheur. Qu’il aille pendant trois semaines à Mar-al-Lago faire du golf. Et nous oublie un peu. D’avance, la planète lui dit merci.

 

Partager cet article :

Privacy Preference Center