Canicule. Le retour des zorédus

On les avait quittés avec le covid, on les retrouve avec la canicule. Les zorédus font un retour en force dans la grande lessive médiatique, venant nous dire trois mois après ce qu’il aurait fallu faire un trimestre plus tôt. Ils auraient dû faire ceci, ils auraient dû faire cela… Contrairement aux yakas-fokons qui ont le mérite d’avancer des propositions même si elles sont souvent saugrenues, le zorédu, lui, arrive toujours après la bataille pour nous dire ce qu’il aurait fallu faire plus tôt. C’est l’ouvrier de la 25e heure.

Par les temps qui courent, nombre d’éditorialistes relèvent de cette attitude opportuniste. Ils font souffler le chaud ou le froid en fonction des circonstances, avec la certitude de ne pas être démentis par les événements puisqu’ils ne les anticipent pas mais se reposent sur eux quand ils arrivent, pour être sûrs de ne pas se tromper. Ils devraient pourtant faire preuve d’un peu d’humilité et reconnaître que ce pays passe d’une urgence à l’autre et que les injonctions d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui. Surtout quand on a l’impression de se retrouver comme dans un four à pizza, ce que personne ou presque n’avait vu venir aussi brutalement.

Dans ce concert des zorédus, les deux extrêmes de notre champ politique sont aux premières loges avec tout le confort de ceux qui n’ont jamais gouverné. RN et LFI jouent sur du velours et Marine Le Pen n’hésite pas à avancer l’idée d’un plan de climatisation nationale à 20 milliards d’euros. Rien que ça. La proposition est plutôt saugrenue de la part d’une formation qui ne fait rien pour le redressement des finances publiques. Ni sur les départs en retraite trop précoces pour notre situation actuelle, ni pour faire participer les retraités les plus aisés au redressement de nos comptes. L’argumentation de Marine Le Pen aurait été plus convaincante si elle l’avait faite… en février. Venir la faire quand la France a déjà la tête sous l’eau du robinet, c’est de l’opportunisme pur et simple.

Mais là où RN et LFI décrochent le pompon, c’est quand ils reprochent à nos ministres de ne rien faire. Ils sont gonflés ! C’est eux qui font valser les ministres en renversant les gouvernements les uns après les autres et ils viennent leur reprocher de ne pas avoir anticipé les événements. Chez nos coupeurs de têtes, on n’est plus à une incongruité près.

 

 

 

 

 

 

 

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