Sénatoriales en Bretagne. Le Finistère passé à la dégauchisseuse
En Bretagne, le vote des élections sénatoriales a abouti à un statu quo. Dans les trois départements concernés (le Morbihan ne l’était pas, cette fois), les onze sièges sont revenus aux formations qui les détenaient déjà. Mais les mouvements de voix d’un bloc à l’autre confirment la poussée de la droite ainsi que celle du Front national qui reste toutefois très loin de ses scores nationaux.
A droite, c’est le Finistère qui poursuit sa mue spectaculaire. En 2012, après l’élection de François Hollande, le vote aux élections législatives avait abouti à une grande première : les huit députés du Finistère étaient tous socialistes (7) ou divers gauche. Jean-Jacques Urvoas, Patricia Adam, Jean-Luc Bleunven, Marylise Lebranchu, Chantal Guittet, Richard Ferrand, Annick Le Loch, Gilbert Le Bris. Du beau monde puisqu’on compte parmi eux l’actuel président du Conseil constitutionnel (Ferrand) et deux ex-ministres (Urvoas et Lebranchu).
En ce dimanche de sénatoriales, sévère coup de balancier : les trois listes de droite et du centre totalisent plus de 60 % des voix alors que la liste d’union de la gauche plafonne à 17,3 %, concurrencée il est vrai par deux autres listes. Le premier à se féliciter de ce score global a été Maël de Calan, le président divers droite du conseil départemental. Très médiatisé, ces derniers temps, par le procès retentissant que lui a intenté la CGT sur l’affaire du RSA (la justice a rejeté la plainte du syndicat) et par trois plaintes en diffamation, venant de LFI et du PS, Maël de Calan a vécu une période compliquée. Il s’est d’autant plus félicité du résultat, et plus encore au vu des scores des deux partis qui électrisent la vie politique actuellement (RN et LFI). Tous deux obtiennent moins de 5 % des voix dans le Finistère.