La Sncf performe, Castex en forme
La SNCF a réalisé une très bonne performance au premier semestre en dégageant un bénéfice supérieur à un milliard d’euros. Son Pdg Jean Castex (photo) la joue modeste, comme d’habitude, alors que certains le considèrent comme un recours possible pour la présidentielle si le duo Edouard Philippe-Gabriel Attal finit sur une voie de garage.
Et c’est bien vrai qu’en ces temps de déficit et de dette, on ne peut que se réjouir d’apprendre que notre compagnie nationale est excédentaire, elle qui, depuis des lustres, symbolise les maux de la France avec ses déficits, ses grèves d’anthologie et ses retraites précoces qui plombent chaque année les finances du pays.
Donc, avoir des chiffres positifs en ces périodes d’endettement croissant, ne peut que réjouir les contribuables que nous sommes tous, d’autant qu’ils ont été obtenus dans une période où les événements climatiques (excès de pluies en hiver, canicule record en mai-juin) n’ont pas facilité le trafic. Et une fois n’est pas coutume, les grèves ont été rares, permettant d’atteindre un chiffre record de 83,4 millions de passagers au premier semestre.
Sur le podium des personnalités politiques
Jean Castex, le Pdg, aurait pu prendre la parole pour présenter ces résultats plutôt flatteurs. Mais il a laissé ce privilège à son directeur délégué, Laurent Trevizani, choisissant une fois encore la modestie et l’humilité dont il a fait sa marque de fabrique, ce qui lui vaut de figurer, ces derniers temps, sur le podium des personnalités politiques préférées des Français. Il n’en faut pas plus pour que son nom soit de plus en plus cité parmi les présidentiables, bien qu’il s’en défende, à l’heure où tant d’autres ont déjà sauté le pas. D’autant plus que l’ex-Premier ministre montre bonne forme et bonne humeur dans tous ses déplacements.
Il pourrait être une sorte de troisième homme au cas où Edouard Philippe et Gabriel Attal ne parvenaient pas à se départager, faute d’un écart significatif entre eux dans tous les sondages actuels. On murmure même que du côté de l’Elysée, on le verrait bien en une sorte de Medvedev, celui qui avait chauffé la place pour Poutine pendant quatre ans (2008-2012), la constitution russe empêchant ce dernier de se représenter trois fois consécutive. Castex en Medvedev français pour un retour en 2032 de vous savez qui… A l’approche d’une présidentielle, tous les fantasmes déboulent à fond de train.