Tourisme. Les bonnes surprises de l’arrière-saison
Alors que l’automne vient d’arriver, on n’a jamais vu une telle fréquentation touristique dans les restaurants de la côte bretonne. Encore du monde, alors que d’ordinaire le retour des pluies et la lumière déclinante balisent le changement de saison et la fin des terrasses et des parasols. A croire que ce mois de septembre va finir par supplanter celui de juillet dans les taux de fréquentation, dopé qu’il est par l’arrivée de cohortes des retraités attendant que les aoûtiens se fassent la malle pour investir des lieux moins surchargés, moins chers et moins électrisés par les cris des enfants. On n’est pas bien là, Bibiche ?
La Bretagne est ainsi l’une des régions à enregistrer une hausse sensible de fréquentation, hormis la première quinzaine de juillet qui a amorcé l’été à un rythme faiblard. Depuis, la Bretagne a réuni toutes les qualités pour attirer le touriste, y compris le soleil dont l’intensité a même tapé sur les nerfs de certains estivants venus chercher la légendaire fraîcheur bretonne et sont tombés sur un anticyclone maousse costaud aux températures parfois dignes d’un four à pizza.
Cette fin d’été, comme on n’en a jamais vue, porte le revers de sa médaille avec ce manque d’eau qui fait monter le niveau des inquiétudes à hauteur des thermomètres. Mais la météo nous promet pour mardi le début d’une une bonne séquence de pluie continuelle, comme on n’en a pas vu depuis des mois. Juste ce qu’il faut pour un arrosage général.
Des écus pour Lecornu
Cette fin de saison décroche ses trois étoiles dans toutes les régions françaises, baignées par un soleil d’été indien qui maintient tout le secteur touristique dans un haut niveau d’activité, rare pour la saison. Quand on connaît le poids du tourisme dans l’activité du pays, ce troisième trimestre pourrait révéler de bonnes surprises pour nos finances publiques, avec des rentrées fiscales bien supérieures aux années précédentes. D’autant plus que la visite du pape et l’activisme artistique de Céline Dion attirent en ce moment, un surcroît de clientèle venue de toute la planète.
Notre pauvre Sébastien Lecornu, obligé de faire les fonds de tiroir d’un pays qui dépense plus que ce qu’il ne produit, trouvera peut-être là un petit encouragement. Et des subsides bienvenus pour l’aider à passer un hiver qui s’annonce bien rude.