La sardine bretonne nous rend plus beaux !

Les influenceurs et plus encore les influenceuses des réseaux sociaux sont aujourd’hui des accélérateurs de vente de produits. Qu’ils soient à Dubaï ou à Brie-Comte-Robert, ils ont un fort pouvoir de conviction et c’est probablement à eux que la sardine doit de surfer actuellement sur la vague du succès, comme jadis les épinards dopés par ce bon vieux Popeye. Plus 19 % en un an sur les rayons de la grande distribution !

Il est vrai que la petite boite de sardines, généralement bretonne dans les magasins, a tout pour séduire en cette époque de recherche de produits pratiques, peu chers et porteurs de valeurs diététiques. Pratique, elle l’est, la petite boite, plus ou moins bien rangée dans le placard. Elle est là, patiente et toujours prête à servir le client de jour comme de nuit, sans avoir à courir jusqu’à la supérette. Et il suffit de tirer sur la languette. Quand on a peu de temps devant soi ou une dalle d’affamé, c’est parfait. Un produit peu cher également car entre 2 et 4 euros, il y a de quoi manger, avec du pain plus ou moins frais. Voire un prix un peu plus élevé si on cherche du raffiné et du rayon d’épicerie fine pour s’offrir le top de la dégustation sardinière.

Service minimum, bénéfice maximum

Mais les influenceuses sont là aussi pour convaincre des qualités nutritionnelles des aliments et de toute évidence, la sardine est un concentré de bienfaits. Elle contient deux fois plus de protéines qu’un œuf et elle est riche en oméga, en vitamines et en calcium, ces composants indispensables à nos vies trépidantes. En prime, ce produit ne nécessite pas de préparation à base d’adjuvants plus ou moins obscurs. Ici c’est simple : on prend la sardine, on la fait bouillir, on la vide et hop, à la main dans la petite boite. Service minimum, bénéfice maximum car les influenceuses ont trouvé un autre atout au petit poisson bleu : il donne le teint frais et la peau ferme. Et donc nous rend plus beaux, sans même avoir à se badigeonner avec l’huile de la boite. En ces temps où le miroir tient lieu de confident, cet argument-là apporte une forte valeur ajoutée à laquelle nos aïeux n’avaient pas pensé.

Alors les conserveurs bretons ne peuvent que se louer de l’engouement pour le petit poisson bleu que le réchauffement a fait revenir en masse le long des côtes bretonnes. En revanche, en ce début d’année, les plaisanciers de la baie de Douarnenez se posent une question : mais il est passé où, le maquereau ?

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