Présidentielle. Hollande candidat, vraiment ?
Ça fait désordre. Alors que l’heure est au regroupement à un an de la présidentielle, le parti socialise s’offre une de ces crises dont il a le secret. Boris Vallaud et ses proches ont décidé de quitter la direction du PS pour marquer leur désaccord avec Olivier Faure sur la stratégie à adopter pour 2027. Voilà qui ne fait que rajouter au cafouillage ambiant en donnant l’impression qu’il ne va plus rester qu’une tête qui émerge pour la présidentielle : François Hollande.
L’ex-président de la République se présente d’ailleurs lui-même comme un recours potentiel. Entre radios et télés, il est partout, donne son avis sur tout et n’écarte rien quand on évoque 2027 devant lui, ses partisans se chargeant de donner corps à cette hypothèse.
Mais le pays pourrait il voir un recours en celui qui a si pitoyablement refusé l’obstacle, en 2017, par crainte de se faire laminer par le jeune Emmanuel Macron, sorti de nulle part. Une telle déconfiture ne devrait-elle pas valoir radiation définitive dans un pays peu enclin à donner une seconde chance, a fortiori à ce niveau-là ?
Peut on voir un recours en celui qui fit monter le chômage à 10,5% (trois points de plus qu’aujourd’hui) et lanca un impôt digne de la taxe Zucman avec la sienne à 75% ? Elle ne rapporta rien si ce n’est la fuite des jeunes pousses de la nouvelle économie s’en allant chercher ailleurs des cieux plus accueillants pour ceux tentés de se lancer en prenant des risques ?
Peut-on voir un recours en celui dont le manque d’autorité, pour ne pas dire la faiblesse, provoqua l’émergence des frondeurs dans son propre camp, même au plus haut niveau. Montebourg, Hamon et les autres diffusèrent lentement le poison de la médisance, le défiant même ouvertement jusqu’à ce qu’il se décide enfin à les mettre à la porte.
Peut-on voir un recours dans celui qui jongle autant avec les petites combines politiques comme il en a encore apporté la preuve aux récentes municipales en prônant fermement la rupture avec La France insoumise de Mélenchon, sauf dans sa circonscription de Tulle ?
Peut-on voir un recours en celui qui se faisait bordurer par les autres dirigeants de la planète, lors des grandes réunions, à cause de son incapacité à parler en anglais malgré son passage à l’ENA ? Paris-Match diffusa ainjsi une cruelle photo de Obama se moquant ouvertement de lui en devisant avec les autres grands de la planète.
Et faut-il réellement voir un recours chez un homme politique ayant à ce point ridiculisé son pays avec ses sorties nocturnes si mal maîtrisées et ses relations avec les femmes tournant au vaudeville. La France dit-elle à nouveau être représentée sous les traits d’un noctambule pris comme le lapin dans les phares, avec son casque et son scooter ? Bien des pays de la planète se ferait un plaisir de ressortir quelques photos si l’ex-président se mettait en tête de remonter au front qu’en 2017, il déserta si piteusement.