Et Céline Dion ressuscita à l’ouverture des JO
Elle n’a pas pu aller jusqu’au bout de sa première chanson. Céline Dion a dû s’y reprendre à deux fois tant elle était étranglée par l’émotion. Avec le premier de ses 26 concerts parisiens (16 + 10 en 2027), la chanteuse québécoise a entamé son grand retour dans un show d’une puissance époustouflante au regard de son état de santé et de la grave maladie qui l’affecte.
Mais avec elle, on ne s’étonne plus de rien. Rien, depuis ce fameux soir de l’ouverture des JO de Paris où les dieux de l’Olympe semblaient avoir abandonné les Jeux en plein naufrage. Un déluge s’abat sur Paris en début de soirée. Juste au moment où débute, en ce 26 juillet, la cérémonie d’inauguration. Des années de travail vont-elles couler corps et biens dans le naufrage d’une soirée apocalyptique ? Dans la matinée déjà, un sabotage sur des lignes électriques a fait monter la tension. Et tout semble se liguer, dans une atmosphère déjà plombée par la dissolution foutraque du Président et une série d’attentats au couteau. On craint pour cette mise en Seine inaugurale. « Une folie criminelle », a même présagé Alain Bauer, criminologue autoproclamé.
Miracle…
Et puis soudain, du premier étage de la Tour Eiffel, la voix puis le visage de Céline Dion déchirent la nuit. Elle, qu’on annonçait souffrante, aphone et plus fragile qu’un nouveau né, ressuscite devant deux milliards de Terriens médusés. Un miracle dans la tempête. On se dit alors que, non, les dieux de l’Olympe ne nous ont pas abandonnés. Et, plus sûrement encore, quand on verra la vasque olympique s’élever vers les cieux, avec la légèreté et l’élégance d’un ovni porté par la grâce. La soirée a commencé dans l’angoisse, elle s’achève en apothéose.
Rien que pour ce service rendu au pays, la chanteuse québécoise méritait d’ être élevée au rang d’officier de la Légion d’honneur. Sarkozy, l’avait faite chevalier. Macron aurait dû lui décerner l’étage supérieur, à hauteur de celui de la Tour Eiffel d’où elle a crevé le ciel d’une soirée historique mais si mal embarquée. Aucune chanteuse, aucun chanteur francophone n’a jamais rendu au pays un service d’une telle portée planétaire et une majorité de Français aurait sûrement approuvé ce geste d’une reconnaissance nationale.
Enfin pas tous. Et sûrement pas Daniel Riolo, l’une des grandes voix, ou plutôt grandes gueules du football français, qui lors d’une émission télé a éructé son exaspération quand il voit le comportement des fans de la chanteuse devant son hôtel parisien. Une envolée lyrique achevée fortissimo. « J’ai envie de leur dire qu’ils sont des demeurés, j’ai envie de leur retirer leur droit de vote, leur maison, la garde de leurs enfants… ». Autant dire que sa diatribe a fait une déferlante sur les réseaux sociaux.
Le journaliste sportif, pas vraiment connu pour son sens de la nuance, devrait rester dans son domaine de compétence. Il semble oublier le degré de dévotion des fans de football et le véritable culte religieux qui entoura un joueur comme Maradona. Cela ne l’a jamais exaspéré, bien au contraire. Et quand on voit le comportement de certains supporters de football, c’est sûr qu’il y a des jours où on aimerait leur dire qu’ils sont des demeurés et qu’on a envie de leur retirer leur droit de vote, leur maison, la garde de leurs enfants…