Faut-il sacrifier « Donald Trump » ?
Au Bangladesh, c’est devenu une attraction. Un buffle albinos est élevé au rang de star des réseaux sociaux en raison de sa ressemblance avec Donald Trump, sa crinière élégamment rabattue sur le côté évoquant quelque peu la mèche du président américain devenue aussi célèbre que la flamme de la Statue de la Liberté. L’animal est l’objet d’une grande curiosité et sa bouille fait le tour du monde tant le rapprochement est insolite entre le buffle du Bangladesh et le bison de Washington. Oui mais voilà, le propriétaire de l’animal a prévu de le sacrifier le 28 mai pour une fête religieuse et ne semble pas près d’y renoncer malgré la notoriété de son protégé.
Si Trump était devant lui, il le traiterait de taré et lui dirait ceci. Tu commences par faire payer un ticket d’entrée pour ceux qui veulent voir ton bestiau. Avec l’argent, tu cherches un cheval qui a une tête de mollah iranien et un mouton avec la bouille de Netanyahu. Ils attirent la foule. Avec les bénéfices, tu crées Politikpark en trouvant sur toute la planète des animaux qui ont une tête de dirigeant. Un ours avec celle de Poutine, un panda avec celle de Xi Jinping, un éléphant avec celle de Kim Jong-un. Tu fais fortune, tu crées un parti et tu te fais élire président du Bangladesh.
C’est sûr qu’avec une argumentation aussi lumineuse, le buffle albinos a toutes les chances de survivre au rituel radical du 28 mai.