Emeutes à Paris. Les gilets jaunes ont montré l’exemple
Le second trophée européen du PSG a encore été suivi de scènes d’émeutes à Paris et dans plusieurs villes de France. Un rituel qui transforme les victoires en déroutes cinglantes pour un pays qui a accommodé le hooliganisme anglais en version vandalisme franco-français. Mais il serait très réducteur d’attribuer à ces jeunes, pour la plupart originaires des banlieues, la paternité de ces scènes de guérilla dans le centre de Paris, avec les Champs Elysées en point névralgique.
En 2005, lors des fameuses grandes émeutes consécutives à la mort de deux jeunes dans un central électrique, c’est dans leur propre banlieue que de jeunes émeutiers avaient brûlé et cassé, laissant derrière eux des des territoires dévastés. Ce ne sont pas eux mais bien les gilets jaunes, au cours de l’hiver 2018-2019, qui ont érigé le coeur de la capitale et les Champs-Elysées en champ de bataille urbain, eux qui ont banalisé le lancer de cocktails molotov sur les policiers, eux qui ont applaudi des black blocs quand ils débarquaient en force, eux qui ont réussi à capter une audience planétaire le jour où ils ont fracassé l’Arc de Triomphe à coup de masse. Un spectacle qui a dégradé l’image du pays à un niveau encore jamais atteint, même pendant Mai-68.
Puis il y eut le conflit des retraites. Mêmes émeutes urbaines, mêmes scénarios, mêmes incendies, mêmes cocktails molotov sur la police. Et dans un cas comme dans l’autre, les médias ont répété en boucle que ces mouvements avaient le soutien d’une majorité de Français, y compris dans leur mode opératoire.
Le soutien ? Message bien reçu. Trois mois plus tard, les jeunes des banlieues ne se sont pas fait prier pour venir à leur tour saccager les cœur de la capitale après la mort du jeune Nahel. Puisque les Français approuvaient majoritairement les manifestations violentes à Paris, ils ont fait la démonstration de leur intégration réussie aux moeurs et coutumes du pays en venant, eux aussi, envahir et casser le centre de la capitale, comme les gilets jaunes et les anti-réformes des retraites avant eux.
L’exemple est venu d’en haut. Et le rituel est maintenant célébré même les soirs de victoires, dans une forme d’hystérie collective. Pour un pays qui encourage les manifestations violentes, c’est une grande réussite !