Marine Tondelier, la fine fleur des zorédus
Le scandale des lunettes de protection ! Marine Tondelier, la cheffe de file des Verts, a poussé des cris d’orfraie, à quatre jours de l’éclipse, en mettant en cause l’impréparation du gouvernement devant ce « grave problème de santé publique ». Ce qui s’est passé, mercredi soir, a au contraire apporté la preuve qu’ on ne peut pas attendre tout de l’Etat et que les plus motivés par l’événement avaient réussi à se procurer des lunettes ou à en emprunter pour quelques secondes à des voisins sur site. Pas de quoi remuer ciel et terre.
Mais cet épisode soulève une question majeure de notre fonctionnement démocratique : pourquoi tant de nos élus ou dirigeants politiques sont-ils, à ce point, devenus des zorédus. « Ils auraient dû faire ci, ils auraient dû faire ça… ». Autrement dit, à venir trois mois après nous dire ce qu’il aurait fallu faire un trimestre plus tôt. Pourquoi n’a-t-elle pas alerté bien plus en amont si elle attachait autant d’importance à ce « grave problème de santé publique » ? Pourquoi est-il devenu grave à quatre jours de l’éclipse ? Pourquoi n’a t elle pas profité des questions au gouvernement, par l’intermédiaire d’un de ses députés, pour interroger un ministre et l’alerter sur la nécessité de constituer des stocks ? Parce qu’elle-même n’y avait pas pensé. Et que par pur opportunisme politique, elle a sauté sur l’occasion pour faire du ramdam sur les réseaux sociaux en période politiquement creuse.
Elle a d’ailleurs fait la même chose sur le manque de climatisation dans les hôpitaux, elle dont le parti est le plus grand adversaire de la clim’. Idem pour Marine Le Pen qui est montée soudainement au créneau sur cette thématique des climatiseurs en accusant le gouvernement, alors qu’elle n’avait jamais fait la moindre proposition en ce sens. Les zorédus se multiplient et, de nos jours, ils ont largement dépassé en nombre les yakafokons.
Kesskisspass ?
L’attitude de Marine Tondelier soulève une autre question. En faisant référence à l’éclipse de 1999 où le gouvernement avait commandé deux millions de lunettes, elle pose cette question : que se passe-t-il dans notre pays pour que la santé soit ainsi reléguée au second plan ? Ce qui se passe ? Par rapport à 1999, il y a actuellement deux guerres aux incidences quasi-planétaires, des incendies monstres, une sécheresse qui met tout le pays à plat, des caisses vides, quatre millions de retraités de plus qu’en 1999 et des dettes abyssales que les Verts contribuent à creuser en ayant voté, entre autres, le retour en arrière sur les retraites. Et elle demande ce qui se passe… C’est dire si elle est dans le déni de la gravité de la situation de ce pays, ce qui explique certains votes contraires à l’intérêt de la nation. D’ailleurs, si le gouvernement avait lancé un grand plan « éclipse », elle aurait sûrement râlé en disant qu’avec tout ce qui se passe en ce moment, le Premier ministre devrait avoir autre chose à faire que de stocker des lunettes !